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www.24heures.ch : Delikits veut nourrir sainement les petits

 

Tout est né de l’expérience d’une jeune maman. Fanny Van Der Loo travaillait à Bruxelles dans un cabinet de conseil en législation pour des géants de l’alimentation lorsqu’elle s’est arrêtée pour un congé maternité. «Quand mon fils est né, il y a deux ans, puis qu’il a commencé à manger autre chose que du lait, je me suis rendu compte qu’il n’y avait qu’un choix: de l’industriel ou du fait maison. Pour des mamans qui travaillent tout en voulant offrir à leurs enfants des choses saines, c’est parfois difficile.»

Le constat posé, la jeune femme n’est pas du genre à rester sans rien faire. Rentrée en Suisse, elle retrouve son amie Maïna Probst, active, elle, dans la gestion de projet dans le domaine bancaire. Elle aussi se pose des questions: «Je n’ai pas encore d’enfants, mais je suis aussi très sensible aux conséquences du bien-être et de l’alimentation sur la santé.» Ensemble, elles imaginent créer quelque chose, «peut-être à cause de la crise de la trentaine, rigole Maïna. C’était aussi une remise en question professionnelle.»

Les deux amies ont donc une idée de base: professionnaliser la production et la distribution de nourriture fraîche et saine pour les petits (de 5 mois à 3 ans). Et comme elles sont aussi sérieuses dans leur job que joyeuses dans la vraie vie, elles vont monter leur entreprise avec beaucoup d’études et de consultants professionnels. «La première idée a été de proposer nos produits à la commande dans les crèches, lieux de passage régulier de parents qui travaillent.» Mais il fallait également limiter les gaspillages alimentaires de produits périssables. «On jette tellement de nourriture en Suisse que nous ne voulions pas risquer de le faire aussi. En plus, du point de vue économique, cela peut peser lourd dans notre chiffre d’affaires», expliquent-elles en chœur. Donc les produits DeliKits sont à commander à l’avance et à retirer ensuite dans les frigos placés par la start-up.

 

Partenariat gagnant-gagnant

Cela étant réglé, restait encore à produire ces plats sains et frais. «Notre devise de base pour nos produits est l’inspiration. Mais il fallait aussi tenir compte de la diététique particulière des petits, et de la fabrication artisanale de nos pots.» Elles trouvent en Takinoa un partenaire enthousiaste. «Nous sommes exactement dans la même ligne avec nos produits sains que nous proposons dans nos points de vente en Suisse romande, après leur fabrication dans notre usine de Gland», explique Eric Lebel, le fondateur. Autre avantage gagnant-gagnant: compléter la gamme des boutiques Takinoa, puisque les cinq adresses romandes peuvent également servir de points de retrait DeliKits après la commande. Et les frigos des deux jeunes femmes peuvent également accueillir les produits pour adultes de leur partenaire. Le velouté de carotte au lait de coco est mis en bouteilles dès qu’il est fabriqué.((8 fr. 50 les 5 dl)

Avec Eric Lebel et son chef de cuisine, Maurizio Qinones, Fanny et Maïna ont beaucoup travaillé pour transformer leurs inspirations en petits pots de verre. «C’est un public particulier, explique Eric Lebel. Nous ne mettons pas de sel ou de sucre ajouté, évidemment, et nous avons dû trouver des astuces pour que les goûts soient là. Nous utilisons des épices, souvent des herbes en infusion.» Fanny Van Der Loo renchérit: «Nous avons envie de proposer des mets originaux, avec une touche créative, sans déboussoler les parents non plus qui ont parfois des a priori.» La purée de carotte se parfume de menthe, la compote de poires accueille une infusion de lavande, la soupe de carotte s’arrondit de lait de coco.

Validation scientifique

«Une fois que nous avons finalisé nos recettes, nous les envoyons au ZHAW, à Zurich, pour qu’ils en valident la diététique», explique Maïna. Pour Takinoa, il a fallu aussi affiner encore les méthodes de production pour cette clientèle délicate. «Et tous nos produits en ont également bénéficié», affirme Eric Lebel. Les produits utilisés sont d’abord locaux, si possible bio. Et s’ils viennent d’ailleurs, comme des fruits exotiques ou de l’huile d’olive, ils sont forcément bio.

Pour le moment, DeliKits travaille encore à petite échelle depuis son lancement il y a trois semaines. Les commandes sont passées jusqu’au mercredi soir, le laboratoire les fabrique le jeudi matin, puis les deux jeunes femmes les livrent depuis leur chambre froide d’Ecublens. «Nous avons affiné nos recettes et notre technique de pasteurisation pour garder les nutriments dans les bocaux de verre, explique Eric Lebel. Cela passe par un contrôle minutieux de la température à 70 °C, puis un passage dans une cellule froide qui rafraîchit très vite les pots.» Des contrôles en laboratoire confirment la qualité. (24 heures)

https://www.24heures.ch/vivre/gastronomie/delikits-veut-nourrir-sainement-petits/story/12996668

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